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Ecole de Maître Ohshima - Karaté-do

 Ce logo est la signature du Karate Shotokan. C'est le signe que Maître Funakoshi a utilisé pour signer sont style. France Shotokan a stylisé ce logo pour rajouter les traits irréguliers.
Ecole de Maître Ohshima
L'enseignement du karaté sous le style de maître Ohshima est très proche du shotokan des origines, celui de son fondateur Gichin Funakoshi. Malgré un entraînement dur et rigoureux il peut être pratiqué toute la vie sans problème de santé.
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Lettre d'information






La Route menant à IRIMI Version imprimable Suggérer par mail

Traduction de l'article de Jim SAGAWA, Godan américain, un des plus anciens élèves de Maître OHSHIMA, Par Renée HUG.

La Route menant à IRIMI

Irimi est, parmi les bases de la Méthode Ohshima, le niveau le plus élevé . Mais pour l'atteindre vous devez d'abord maîtriser les autres bases.

La Méthode Ohshima est ce que j'appelle la voie que trace la pratique et l'expérience des arts martiaux selon l'enseignement de Sensei Ohshima. Chacun va avoir sa propre compréhension et façon d'exécuter la Méthode Ohshima, basées sur sa propre expérience, mais je pense que la notion de bases est très importante.

 

Il y a, à mon avis, 6 bases essentielles. Bien évidemment il y a de nombreuses techniques et applications, mais c'est par les bases qu'on peut les découvrir et les comprendre. D'une certaine manière, chaque base s'appuie sur la précédente, et on peut donc les étudier et les enseigner en gardant cette progression à l'esprit. C'est pourquoi nous n'enseignons pas les Portes du Paradis aux ceintures blanches tant qu"ils n'ont pas un bon oizuki. Les bases sont:

Rei
Kime
Oizuki
Ten no Mon
Tai Sabaki
Irimi

Chaque entraînement commence et finit par Rei. Ceci signifie respect et remerciement pour ce que vous donnent vos seniors, et pour les leçons de la Méthode. C'est reconnaître la valeur que représente le sérieux de votre adversaire et s'engager à faire de son mieux.

Le Kime passe dans tout et relie tout. C'est ce qui permet à tous les kihon, kata et kumite d'être vraiment basés sur le combat réel. Les débutants, par exemple, doivent apprendre à bien fermer le poing instantanément, sinon on ne peut pas attaquer un adversaire sérieux et celui-ci peut vous immobiliser en vous cassant la main ou le poignet. En prenant conscience du kime et en l'étudiant, on progresse dans la compréhension et dans les applications des bases. Maître Ohshima a défini 4 sortes de Kime. Ceux-ci sont expliqués dans ses notes sur l'entraînement.
La différence de poids ou de taille. Si tout le reste est égal, c'est le plus costaud, le plus lourd qui a l'avantage.
Les points vitaux. Même quelqu'un de petit peut détruire un adversaire plus fort s'il frappe exactement le point vital.
Ce qui est plein contre ce qui est vide. Une meilleure respiration, un meilleur timing, une meilleure attitude et un meilleur état d'esprit présentent de grands avantages.
La forme idéale. Comme le dit Sensei: "La forme en elle-même est forte".. Cela vaut en mouvement et pas uniquement en statique. Ceci concerne le corps humain et ce n'est pas une notion théorique.
Oizuki comprend des éléments sur lesquels doivent être basées toutes les autres techniques et applications. Oizuki exige du courage et un engagement. Sa traduction littérale est: " "la poursuite" de l'adversaire, mais en application cela nécessite que l'on expire et que l'on frappe à travers l'adversaire, et non pas seulement "sur" l'adversaire. Essayer de faire oizuki sans le meilleur kime vous met en danger, mais le meilleur kime possible vous permet de dominer votre adversaire. Le blocage le plus efficace est fait avec la même attitude et avec des mouvements qui ont beaucoup à voir avec oizuki.

Exercices:
Attaquer:
Faire Maete sur le côté
Faire Maete - Oizuki sur le côté
Faire Oizuki normal en Zenkutsu avec un Hikite fort
Faire Oizuki à partir de n'importe quelle posture: à partir du sol, à partir des 2 mains sur le côté (comme dans Yamagamae)
Bloquer:
Voir les 3 raisons de bloquer dans les Notes sur l'Entraînement.
Esquiver l'attaque
Détruire le kime de l'adversaire
Contre-attaquer
2 exigences pour un blocage idéal: exprimer le maximum d'énergie avec la meilleure respiration et appliquer entièrement la force du corps. Un blocage idéal c'est quand une personne plus petite fait un blocage efficace sur une personne plus forte.

Dans les exercices suivants, celui qui bloque part de Shizentai comme dans Kihon Ippon Gumite/
Gedan barai
Blocage normal en reculant en Zenkutsu et en faisant Gyakuzuki
Accentuer le kime avec tous les éléments d'un blocage idéal
Attaque Oizuki
Attaque Maegeri
Bloquer en avançant
Bloquer le corps de l'adversaire et non pas son poing
Attaque Oizuki
Attaque Maegeri
Faire Ude uke
Blocage normal en reculant en Zenkutsu et en faisant Gyakuzuki
Attaque Oizuki
Bloquer en avançant
Bloquer le corps de l'adversaire et non pas son poing
Attaque Oizuki
Faire Shuto uke
Blocage normal en reculant
Bloquer avec barai (balayage)
Bloquer en crochetant avec le poignet
Attaque Oizuki, par exemple de la main droite
Bloquer en avançant, dans l' exemple, le pied gauche
Utiliser Tsuki main avant ouverte en direction de l'épaule de l'attaquant
Balayage de la main avant en direction du corps de l'attaquant
Bloquer en avançant, par exemple; le pied droit
Balayage de la main avant en direction du corps de l'attaquant
Rentrer: pénétrer en rentrant bien les hanches sans bloquer
Faire tous les exercices de blocage, mais à partir de Zenkutsu comme dans Jiyu Ippon Gumite

Ten no Mon: les Portes du Paradis
Le mieux c'est que le senior attaque le junior. Les attaques doivent être réelles: si le junior hésite ou va sur le côté, il faut "lui sonner les cloches" (mais ne lui cassez pas le nez!)
L'intention du senior c'est d'effrayer le junior. Le junior doit apprendre à foncer malgré sa peur. Il faut pénétrer à travers sa peur. Il faut oublier son ego.

Exercices:
Mettre les juniors face aux seniors. Les seniors doivent immédiatement adapter le Ma correctement suivant les différents juniors, sans que cet ajustement soit visible. Attaques Oizuki Jodan. Contre-attaques Gyakuzuki Chudan. Ne pas bloquer. Ne pas reculer. Ne pas faire un tas de mouvements. Ne pas inspirer avant de partir. Exprimer le Kime jusqu'au bout. Dominer l'attaque en rentrant droit dedans. Si le junior ne pense qu'à frapper le senior, celui-ci doit lui mettre le poing dans la figure. Si le junior fait ce qu'il faut, l'attaque du senior ne doit pas le toucher. Si le junior fait faux, le senior doit le toucher.

Tai Sabaki: Esquive
A l'entraînement il est préférable que le junior attaque le senior.

Exercices:
Tourner les hanches. Prendre un partenaire au hasard. Tout d'abord en comptant, puis librement. Le défenseur en Shizentai. L'attaquant faisant Oizuki Chudan. Le défenseur offre la cible à l'attaquant, lui permettant d'attaquer. Lui offre la cible le plus longtemps possible et au tout dernier moment ne fait que tourner les hanches pour eviter l'attaque. Ne pas bloquer. Le défenseur ne bouge pas les pieds. L'important c'est d'encourager le junior à attaquer très fort, à développer le sens du Ma le plus près, à comprendre comment contrôler le tout avec un Kime puissant vers l'avant et partant du Tanden.
Transpercer avec les hanches. Prendre un partenaire de même niveau. Tout d'abord en comptant, puis librement. Le défenseur en Shizentai. L'attaquant faisant Oizuki Chudan. Avancer pour esquiver l'attaque. Ne pas bloquer. Le défenseur ne doit pas aller sur le côté en déplaçant son pied avant hors de la ligne de l'attaque. Les hanches du défenseur vont dans la direction des hanches de l'attaquant. Le point important c'est d'amener l'attaquant à faire son attaque la plus franche et pour le défenseur de contrôler la situation. L'attitude du défenseur n'est pas vraiment d'esquiver ou d'éviter l'attaque, mais plutôt d'absorber l'attaque.
Renzoku Wasa. Les enchaînements. 2 partenaires sous la direction d'un instructeur. L'attaquant est d'un niveau inférieur au défenseur. L'attaquant et le défenseur adoptent n'importe quelle posture. L'attaquant fait Oizuki Chudan, mais on peut finir par attaquer à n'importe quel niveau. Je conseille d'avancer pour contrôler l'attaque. Ne pas bloquer. Si le défenseur va de côté, j'espère que l'attaquant le sent et frappe automatiquement le défenseur. Si l'attaquant passe à travers, les hanches du défenseur doivent être très près des hanches de l'attaquant, mais ne pas cogner celles-ci. La sensation que doit ressentir l'attaquant, c'est que le défenseur semble coopérer et non pas cogner, même si l'attaque est absolument donné à fond avec la détermination de tuer. L'attitude du défenseur n'est pas d'esquiver ou d'éviter, mais plutôt d'absorber. Cet exercice est une occasion pour le senior de travailler ce qui correspond à son niveau (par exemple, irimi) tout en donnant au junior la possibilité de pratiquer et progresser. Encouragez-les à faire l'attaque la plus forte possible. Le senior doit être capable d'épuiser 3 ou 4 juniors tout en contrôlant à tout moment le rythme et l'exercice. Ceci ne peut se faire sans un kime fort et continu.

Irimi: transpercer le corps
Le point essentiel est de saisir quand le corps de l'adversaire va attaquer et de pénétrer avec son corps au même moment. Et ceci avant que votre adversaire ne commence à bouger. Ceci avant que l'adversaire ne prenne conscience du mouvement de son corps. Maître Ohshima dit: "Maete n'est pas Irimi." Il entend par là que ce n'est pas une question de technique. C'est saisir ce que le corps de l'adversaire va faire et agir sur celui-ci. Plus encore que pour la plupart des éléments du karaté ceci ne peut être accompli par le parole, cela exige de la pratique, des adversaires et le déplacement du corps. Vous ne pouvez pas le faire sans kime.

Exercices:
Groupez-vous par niveau. N'importe quelle posture. L'attaquant fait Oizuki Chudan ou Jodan. Le défenseur rentre sur l'attaque sans faire aucune attaque du poing. Il doit être capable de vaincre le mouvement de l'adversaire simplement en avançant le corps.
Le défenseur utilise Maete. Il doit être capable de tendre complètement le bras, puis de le retirer pour éviter de frapper l'attaquant qui lui fonce dessus à toute vitesse. C'est une question de timing qui montre que le défenseur a saisi l'intention du corps de l'adversaire. N'utilisez pas Uraken qui exige deux mouvements. Gyakuzuki nécessite que le ma et le timing soient bien supérieurs.
Faire faire l'exercice par deux devant l'instructeur.
Le défenseur utilise Oizuki. Certainement trop dangereux pour la plupart, aussi ne faut-il peut-être que le montrer en démonstration. Ceci exige que le défenseur saisisse l'intention du corps de l'attaquant, le transperce avec Oizuki, le bras complètement tendu, puis en retirant le bras alors que l'attaquant fait son meilleur Oizuki.
Travail personnel:
Essayez de développer la perception d'une multitude de gens.
Quand vous entrez dans le dojo, sentez l'atmosphère de tout le lieu.
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